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RYTHMn'BULLES
toute la bande dessinée,
toute
la musique
On connaît tous
le mot de Cavanna "Beethoven était tellement sourd que
toute sa vie il a cru qu'il faisait de la peinture". Ingres lui,
savait bien qu'il peignait mais il avait l'oreille et une passion pour
le violon. Il en jouait moins bien qu'il ne peignait mais tenait plus
souvent l'archet que le pinceau. Une expression comme "violon d'Ingres"
aurait tout aussi bien pu veiri d'un musicien qui peignait. "Vous
savez, Gilbert, l'adultère c'est plutôt mon pinceau de Litz,
mon vrai métier, c'est épouse". comment appelait-on
le sadisme avant Sade ? Le masochisme avant Sacher ? Le gaullisme avant
Malraux ? Voilà toutes sortes d'amusantes questions culturelles.
Comment appelait-on les phylactères avant le savon ?
Cette année, le grand thème du Printemps de Bourges, c'est
la bande dessinée. La musique et la BD ont-elles quelque parenté
? Sujet de thèse. Une chose est certaine, les graphistes, gens
d'images, donc de l'oeil, sont plus souvent "d'oreille" également
que ne le sont les cinéastes. Et ça s'explique peut-être.
La cinéphilie ne laisse pas beaucoup le temps pour écouter
de la musique. c'est pourquoi il y a rarement d'harmonie entre les images
des films et leur musique.
Ce n'est que l'avis de l'éditorialiste bien sûr, mais il
se trouve qu'il a raison. La plupart du temps, les cinéastes, arrivés
à cette phase de travail, sont bien embêtés. Ils ont
passé leur jeunesse à la cinémathèque. Ce
n'est pas qu'ils n'aiment pas la musique, mais ils n'ont pas passé
assez de temps avec pour qu'elle suscite des images. Ce n'est pas la musique
qui leur donne envie de faire du cinéma. Dans la plupart des films,
si l'on met du rock pour faire moderne, c'est lourdement plaqué,
même chose quand on illustre avec du "classique' histoire de
ne pas se mouiller. Il y a des exceptions comme Wim Wenders qui sait utiliser
le moderne ou bien Kubrik pour l'autre genre. Et j'en passe, mais très
peu.
Au moins, la bande dessinée n'est ni encombrée de mauvaise
musique, ni mal montée. Et au fond, peut-être que si les
dessinateurs, par un procédé quelconque, pouvaient mettre
de la musique sur leurs bandes, ils réussiraient mieux l'osmose.
Ce spécial (A Suivre) musique et graphisme n'a pas la prétention
d'en faire la démonstration. C'est une balade du côté
des artistes chez qui les deux genres cohabitent, alors qu'on ne le sait
pas forcément. Charlélie Couture, peint, Blanchard peint,
Django Rheinhard peignait, même Hitler peignait. Sans ce numéro,
on retiendrait de lui que l'autoroute, la Volkswagen et la sécurité
sociale.
Jackie BERROYER
Auteurs : Avoine,
Andreas, Boucq, Bourgeaon, Cabanes, Cadelo, Caza, Cestac, Comès,
Conrad/Commenge, Dartigues, J.C. Denis, Dorey, F'murr, Forest, Franz,
Gauckler/Houssin, Gibrat/Berroyer, Hugot, Juillard, Kelek, Kent, Loustal/Paringaux,
Marcele, Masse, Bob de Moor, Johan de Moor/Desberg, Petillon, Rossi, Scheuer,
Schulteiss, Sokal, Teulé, Vicomte, Violeff, Vuillemin
Loustal / Paringaux
: 'LA VIE EN BLUES', récit de 3 planches 'p: 18-20)
Couverture : Tardi
Casterman - 1986 (M
1169-HS 8603)
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ARCHITECTURES
DE
BANDE DESSINEE
L'architecture ayant
toujours été le plus fidèle et évident reflet
de nos sociétés, n'était-il pas naturel que les imagiers
du "neuvième art", et leurs scénaristes, s'en
servent et ene usent abondamment ? De fait, il n'est pas un mode, une
structure, une séquence ou un ensemble architectural qui n'ait
été exploré par les auteurs de bande dessinéee.
Une compilation - même superficielle - d'albums divers révèle
que, de l'Antiquité à nos jours et jusqu'aux ultimes frontières
de l'utopie ou de la fiction, chaque "moment" architectonique
aura été pris en compte.
Toutefois, les dessinateurs ne pouvaient les utilise dans la seule rigueur
académique, fût-elle seulement de perspective.. Encore qu'ils
eussent de clle-ci, le plus souvent d'instinct, la parfaite maîtrise,
ils devaient la broyer aux cadences de l'action. Il leur fallait la métamorphoser
au rythme des climats, l'enluminer au souffle débridé des
imaginations. Leurs architectures allaient suivre le héros. Mieux,
elles deviendraient héroïnes ; et leurs choix seraient juges
impitoyables.
Pour ce faire, tous les moyens seront bons, de la simple plume à
l'épisocpe simpliciste, en passant par par le grand angle déviant.
Mais quoi ! l'architecture de bande dessinée est une mer de papier
où toutes les navigations sont permises et où se croisent
bord à bord les bâtiments les plus variés : de la
yole sobrement élégante au trimaran agaçant... Quelle
galère ! Oui, mais quelle liberté ! Une liberté qui
nort des tortillons, choucroutes et autres lettraseteries auxquels nous
avaient habitués les rendus "pros" des deux dernières
décennies. Quoi qu'il en soit, et quels que soient les "bâtiments"
que nous puissions préférer, bon vent est à leur
souhaiter... A eux, bien sûr, mais aussi pour l'architecture.
Jean-Marie de Busscher
Loustal : 'MARCEL,
LE PETIT BLANC D'IWINDO', récit de 3 planches (p: 82-84)
Couverture : Joos
Swarte
Casterman - 1985 (M
1169-8501 HS)
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BD.
POLAR
noces de sang
Dans la boutique du
polar, on trouve des trench-coats, des chiens policiers, des femmes fatales
et des supermen, des ringards et des rues sans joie.
Nos dessinateurs y sont venus, ils ont choisi leur bonheur. Ils sont repartis
avec leur jeu-thème sous le bras et se sont enfermés chacun
avec, qui dans sa cave d'immeuble, qui dans son mas en Provence. Ils sont
revenus nous voir, à la rentrée. Pendant l'été,
ils avaient fait la planche.
Vous savez comment
ils sont, ces bizarres, ce sont des gens qui parlent avec les mains, surtout
quand ils ont des crayons au bout des doigts. Ils racontent des histoires
en fin de repas, comme tout le monde, mais l'histoire est sur la nappe
en papier.
Les histoires, les voici. Du polar et du vrai. Pas étonnant, ils
sont habitués à ouvrir les yeux, ils prennent leurs modèles
dans la rue, vous savez pas qu'ils vous voient, les sournois, et toc,
ils vous croquent. Ils savanet tout sur vos habitudes de James Bond, vos
oeillades de Marylin, vos strabismes de Columbo. ils voients la vie en
noir et blanc, ils la dessinent, la racontent, la décortiquent,
ils sont des auteurs de polar.
Dans la boutique du polar, on trouve la B.D. en bonne place. Parce que
ceux qui écrivent avec leurs pinceaux, ils font un peu mieux mon
neveu que ceus qui écrivent comme des pieds.
Hervé Prudon.
Auteurs : ADG, Altan, Benoit, Bialot, Bilal, Binet, Boucq, Boudard, Cabanes,
Cestac, Claeys, Cochet, Courchay, Dalby, Denis, Dubrieu, Dugrand, Duveaux,
F'murr, Franc, Frank, Gibrat, Gofman, Golo, Goossens, Grange, Lebrun,
Loustal, Marcelle, Margerin, Matas, Montellier, Munoz, Nicollet, Pavlowitch,
Petillon, Poussin, Prudon, Rieben, Rochette, Sampayo, Siniac, Sokal, Tardi,
Tillinac, Vautrin, Veyron, Violeff
Loustal : illustration
(10,5 x 15) pour 'CELUI QUI RESTE ou le plus grand hold-up littéraire
du vingtième siècle' par Paul PavlowitchCouverture
: Tardi
Casterman - 1981 (M
1169-HS 8110)
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